10 films qui cachent un secret : le format anamorphique

Le vendredi soir, on arrive fatigué du travail ou de la fac, alors le meilleur plan consiste bien souvent à rester chez soi ou à aller au cinéma pour voir un bon film. On se laisse tous tenter, à un moment ou à un autre, par l’univers cinématographique, alors voici pour vous une curiosité sur le septième art. On va aborder aujourd’hui le format anamorphique, un format utilisé dans des films connus de tous, un format prisé des grands cinéastes et aussi un format aux effets très singuliers que vous avez certainement remarqués dans de nombreuses productions.

Christopher Nolan

Le format anamorphique

Ce format s’obtient avec des objectifs anamorphiques et présente des propriétés panoramiques remarquables. Il affiche un rapport 2,40:1, autrement dit sa largeur fait à 2,40 fois sa longueur. C’est un format qui s’obtient à travers le celluloïde. L’incroyable fascination de certains réalisateurs pour le format anamorphique, comme Christopher Nolan et Michael Bay, non seulement réside dans sa qualité optique et visuelle mais aussi pour les résultats produits, plus seulement au niveau esthétique dans l’ensemble mais aussi pour les effets très précis qu’il permet. On parle ici des flares étirés et du bokeh ovale.

Flares étirés  Bokeh ordinaire / Bokeh ovale

Si l’on se penche sur la panorama cinématographique, on trouve un très grand nombre de productions filmées à l’objectif anamorphique, dans leur intégralité ou en partie. Jetez un coup d’oeil à la liste qui vient ci-dessous, vous allez sûrement être surpris…

Des films connus qui ont employé des objectifs anamorphiques

1. Star Trek Into Darkness

Ce film réalisé par J.J Abrams est le douzième volet de la franchise Star Trek. Sorti dans les salles en 2013, il se caractérise par un grand usage de l’effet flare typique du format anamorphique.

Vous pourrez donc aussi repérer le bokeh ovale mythique qui donne des flous d’arrière-plan très séduisants, dans le champ de vision panoramique.

2. Apocalypse Now

Dans le film culte « Apocalypse Now », de Francis Ford Coppola, on peut également observer un grand nombre d’effets produits par les objectifs anamorphiques.

Un film nord-américain sorti en 1979 et récompensé de deux Oscars : à la meilleure photographie et au meilleur son, sans compter ses six autres nominations et une Palme d’Or remportée à Cannes la même année (ex-aequo avec Le Tambour, de Volker Schlöndorff).

3. The Dark Knight : Le Chevalier noir

La suite du film « Batman begins », co-écrite, réalisée et produite par Christopher Nolan, un grand admirateur du format anamorphique, se distingue aussi dans son esthétique par les aberrations bien mises à profit des objectifs anamorphiques. Avec le succès (esthétique mais aussi public) que l’on connaît.

En effet, sorti en salles en 2008, il a récolté plus d’1 milliard de recettes à travers le monde. Un record pour un film inspiré d’une bande dessinée.

4. Killing them softly

Sorti en 2012, le film « Killing Them Softly » réalisé par Andrew Dominik et interprété par Brad Pitt, fait un excellent usage du format anamorphique.

Dans ce film, on peut parfaitement apprécier le bokeh ovale, le flou d’arrière-plan et les distorsions si typiques sur les bords. Cette scène a en fait été réalisé avec une ouverture maximale du diaphragme (pour un effet encore pus accentué).

5. Super 8

Sorti en 2011, le film « Super 8 » mis en scène par J.J. Abrams (encore lui) et produit par Steven Speilberg, est peut-être l’un des meilleurs exemples récents d’un usage esthétique des flares étirés.

« C’est comme voir un classique de Spielberg (…) Super 8 est un film merveilleux, avec la nostalgie non pas d’une époque mais d’un certain style de cinéma », écrivait un critique à l’époque.

6. Le Prestige

Et c’est encore de la main de Christopher Nolan qu’on voit comment profiter au maximum des effets et aberrations produits par les objectifs anamorphiques d’une manière esthétique et avec beaucoup de goût et d’élégance.

Interprété par Christian Bale, Hugh Jackman et Scarlett Johansson, Le Prestige, sorti en 2006, a reçu deux nominations aux Oscars, à la meilleure photo et à la meilleure direction artistique.

7. Alien : le huitième passager

Le film culte « Alien », de Ridley Scott, exploite au maximum les possibilités créatives et esthétiques des flares étirés et horizontaux si caractéristiques de ce format. Au point d’en faire la marque de fabrique du long-métrage. la photographie est signée Derek Vanlint.

8. Transformers

Et l’on retrouve ici l’un des grands passionnés du format anamorphique. Réalisé par le roi du blockbuster Michael Bay et produit par Steven Spielberg, Transformers a en commun avec Alien un grand usage des flares étirés qui donnent son esthétique au film.

9. El Cid

Avant de conclure par un film bien emblématique, on se transpose en 1961 avec Le Cid pour vous montrer que s’il n’est pas un élément du passé, le format anamorphique a bien commencé à être utilisé pour le grand écran dès cette époque-là.

Le Cid est une coproduction italo-américaine d’Anthony Mann qui retrace la vie de Rodrigo Diaz de Vivir. Dans ce film analogique, on peut parfaitement observer l’effet de bokeh ovale qu’on a évoqué en début d’article. Vous ne l’avez probablement pas vu, alors voici au moins une bonne raison de réparer l’oubli…

10. Interstellar

Et là, voici une référence parmi les plus récentes. Une référence de la science fiction encore signée Christopher Nolan (décidément) justement récompensée de l’Oscar aux meilleurs effets visuels en 2015.

À voir pour certaines scènes filmé au format anamorphique, bien entendu.

À quoi ça sert de savoir tout ça ?

Vous pouvez déjà briller en société en citant tous ces films tournés au format anamorphique, ce n’est pas rien 😉 Et comme on aime comme vous la photo et la vidéo et tous ces sujets-là, à Photo24, on voulait le partager avec vous. Mais ce n’est pas tout !

Il y a aussi une bonne nouvelle à tout cela : vous aussi vous pourrez produire l’effet anamorphique avec votre appareil DSLR à l’aide d’un simple filtre. Vous pourrez réaliser des vidéos, des courts-métrages, des longs-métrages, des vidéoclips… Bref, tout ce que vous voudrez, avec l’apparition de flares étirés et du fameux effet bokeh ovale, comme sur toutes les productions qu’on vous a présentées ci-dessus. Mais tout le mérite revient à Vid-Atlantic et à ses filtres CineMorph.

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