Comment photographier le ciel nocturne en été ?

Si vous consultez régulièrement les forums de photographie et que vous suivez des photographes sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement dû remarquer le grand nombre de photos d’étoiles, de la Voie lactée et de photos circumpolaires en été, bien que ce soit l’une des pires époques de l’année pour ces types de clichés. Les photos sont impressionnantes et semblent difficiles à réaliser mais ce n’est pas du tout le cas. Voici une série de conseils pour photographier le ciel nocturne en été.

Le ciel en été n’est pas plus spectaculaire qu’en hiver, loin s’en faut, mais on a plus de temps libre avec les vacances, le froid n’est pas aussi intense la nuit et on visite des endroits différents de ce qu’on a l’habitude de voir. Toutes ces conditions expliquent la prolifération de photos nocturnes, outre le fait qu’elles soient bien souvent spectaculaires et que pour les réaliser, on soit ravi de sortir la nuit pour pratiquer son hobby favori.

 Arc de la Voie lactée sur le tumulus du Dolmen de Soto, à Trigueros (province de Huelva, Espagne) 

On va parler avant tout du matériel de base nécessaire et conseillé, et il inclut aussi un sac plastique (vous verrez par la suite dans quel but on va l’utiliser).

Équipement nécessaire

Équipement conseillé

Tout ce qui a été précédemment cité est obligatoire. Oui, même l’ami.e mais ce qui suit est tout aussi conseillé :

Peut-être que le plus difficile à obtenir ici est l’ami qui vous accompagnera en pleine nuit pour photographier mais vous pouvez toujours vous inscrire auprès d’un club photo dans votre coin pour trouver des camarades de sorties nocturnes.

Considérations au préalable

Maintenant qu’on a vu le matériel indispensable et conseillé pour photographier le ciel nocturne en été, on va maintenant faire trois considérations au préalable avant de se plonger dans la sombre nuit d’été :

Triangle d’exposition : vous savez comment fonctionne le triangle d’exposition ? Et la loi de réciprocité ? Ces aspects-là sont essentiels et si en tant que photographe diurne, vous devez déjà les maîtriser, ce sera indispensable comme photographe nocturne. Pour vous rafraîchir la mémoire, voici un post qui explique bien ce qu’est la loi de réciprocité dans le triangle d’exposition.

Valeur ISO maximale utilisable : oui, nos appareils numériques présentent des valeurs ISO très élevées mais le résultat n’est bien souvent pas à la hauteur, d’où l’importance de bien les contrôler. Quelle est la valeur maximale que je peux utiliser pour un résultat plus ou moins acceptable ? Attention : ce n’est pas la même chose de prendre une photo avec un ISO 5000 à 1/200 s qu’à 1/600 s. Les longues expositions génèrent beaucoup de chaleur sur les capteurs, ce qui provoque davantage de bruit à l’image, alors je le répète, il faudra bien contrôler ces valeurs ISO.

Photo nocturne avec un ISO relativement faible. Bien qu’il n’y ait pas de bruit sur la photo, on n’obtient pas non plus beaucoup d’étoiles dans le ciel

Également liée à L’ISO, la fonction de réduction de bruit sur les longues expositions est généralement disponible sur les appareils photo haut de gamme et de gamme intermédiaire. Cette option consiste, grosso modo, à traiter le bruit de la capture aussi longtemps qu’a duré l’exposition. Si la photo a été exposée pendant 5 minutes, le processus va aussi prendre 5 minutes et pendant tout ce temps-là, on ne pourra rien faire avec l’appareil photo. Attention donc, lorsque vous emploierez cette fonction car elle risque de vous poser problème si vous envisagez des expositions très prolongées ou bien des time-lapses, des circumpolaires ou encore des captures d’étoiles filantes.

Faire la mise au point la nuit : je vous conseille de désactiver l’autofocus (je ne l’utiliserai peut-être que pour photographier la lune seule, on le verra par la suite) et d’utiliser l’hyperfocale pour essayer de faire une mise au point complète sur le paysage comme sur le ciel nocturne. La mise au point à l’infini n’est recommandée que si vous êtes sûr que votre objectif a les distances bien calibrées. En effet, parfois, le signal de l’infini n’est pas clairement affiché sur l’objectif, si bien qu’on fait une mise au point qui va au-delà et qu’on finit par ne faire la mise au point sur aucun élément du cliché.

Consultez cet article pour savoir comment faire la mise au point en photographie nocturne.

L’utilisation de l’autofocus n’est conseillée que pour photographier la lune seule

Attention à la mise au point, tout particulièrement sur les photos à la longue exposition car elle peut gâcher bien des heures de travail. Ne vous fiez pas trop non plus des prévisualisations à l’écran. Quoiqu’il en soit, ouvrez au maximum pour vous assurer que la mise au point sera faite sur la zone attendue.

Scènes de notre ciel nocturne

La première question à se poser maintenant est : qu’est-ce que je vais trouver ? Le ciel nocturne est très changeant, y compris l’été. La lune peut apparaître ou pas, il peut y avoir des nuages, cela peut être l’époque des pluies d’étoiles filantes… On devra même prendre en compte les horaires des marées si l’on compte photographier dans des zones côtières. Et pour l’heure, vous n’avez pas besoin de savoir quand passera la Station spatiale internationale dans votre cadre mais à un niveau expert, vous devrez aussi prendre en compte cet élément.

Pour résumer et bien planifier tout cela, on va établir quatre différents types de photos nocturnes, en fonction du ciel et/ou de l’élément astronomique à photographier. Ce sont là des scènes basiques, dont le photographe amateur se sert pour se familiariser avec la manière de photographier la nuit et pouvoir ainsi progressivement établir ses propres lignes directrices pour faire face à d’autres scènes plus complexes par la suite…

On va donc retenir quatre types de photos :

La lune en solo ou comme élément d’un paysage

Photographier la lune dans l’une ou l’autre de ses phases est relativament facile (à l’exception peut-être de celle de la nouvelle lune, et encore…). La difficulté réside dans le fait de l’inclure dans un paysage, tout en en faisant ressortir les détails et sans utiliser d’éclairage artificiel supplémentaire (ni Photoshop).

Pour immortaliser la lune en solitaire, il vous faudra un téléobjectif, pas nécessairement ultra lumineux. Vous pourrez opter pour une valeur f/8 maximum si vous n’avez pas d’autre choix, voire au-delà. Vous emploierez une ouverture moyenne pour profiter de la meilleure partie de l’objectif et ne pas être ainsi obligé de forcer l’ISO. Quant à la durée d’exposition, elle sera brève, même si vous déclenchez depuis un trépied.

1/500 f5,6 ISO 320 focale à 300 mm, cette photo a été prise avec l’appareil à la main, même si cela n’est pas conseillé

Entre la lune qui tourne et la Terre qui tourne, vous devrez déclencher à une vitesse comprise entre 1/100 et 1/300 si vous voulez gagner en netteté. Quant à la valeur ISO, vous la baisserez au maximum pour profiter d’une exposition correcte avec les autres paramètres cités. La mise au point peut être automatique en la faisant sur notre satellite.

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La lune va affecter en grande partie votre photo nocturne d’été (ou d’hiver). Elle apporte en effet tant de lumière qu’elle peut éclairer tout un paysage, tout en effaçant du ciel la plupart des étoiles. Le photographe nocturne doit toujours bien connaître la phase de la lune, ainsi que ses heures de lever et de coucher.

Même en pleine nuit et à contrejour, la lune éclaire tout le village de El Rocío (province de Huelva, Espagne)

Si l’on veut inclure la lune dans un paysage, on doit se poser la question suivante : quelle quantité de lumière apporte la lune à la scène ? Si elle est pleine, vous pourrez faire confiance à l’exposimètre de votre appareil photo, c’est même là le seul moment où il sera raisonnable de le consulter. Vous pourrez agir comme s’il s’agissait d’une photo de jour mais avec l’appareil photo installé sur un trépied, bien entendu.

Détail de la lune, le tout sous-exposé

Lorsque la lune n’est pas pleine, les choses changent, alors le plus raisonnable consiste à faire quelques essais avant de se décider pour l’exposition la plus adéquate (c’est une régle qui s’applique à tout).

Détails du paysage et de la lune sous-exposés

Quoiqu’il en soit, si l’on veut inclure la lune dans un paysage, il faudra bien avoir à l’esprit qu’on va obtenir un disque blanc ou quelque chose s’en rapprochant mais dépourvu de détails. Pour les détails, il faudra utiliser des procédés plus complexes, qui feront sans doute l’objet de futurs articles.

Autrement, vous pouvez toujours vérifier où passe la lune au coucher du soleil (mais cela n’est pas toujours possible) et rechercher l’exposition optimale.

Cette photo n’est pas vraiment nocturne, on y voit même le reflet du soleil couchant sur la vitre du phare

Une autre option consisterait à exposer la lune, puis forcer le reste de l’image en post-production pour obtenir quelques détails. Les résultats sont parfois meilleurs que ce qu’on espérait :

Je voulais faire ressortir les détails de la lune mais aussi des nuages qui s’étaient formés au cours d’un orage d’été très bref. J’ai dû pousser l’édition pour qu’on aperçoive un peu les nuages

Dès qu’on expose les nuages, la lune perd ses détails

On peut finalement recourir au photomontage et trouver une belle lune, un copier-coller et hop 🙂 Mais ça, je ne devrais pas le dire ici…

Cette photo est bien sûr un photomontage

Les étoiles fixes ou la Voie lactée

Une autre scène-type du ciel nocturne en été est un ciel rempli d’étoiles, à condition, bien sûr, de s’éloigner des villes et de la pollution lumineuse. Et si on a de la chance et qu’on sait par où regarder, on pourra trouver une merveilleuse Voie lactée.

“30 s. f/2,8 ISO 1000 Samyang 14 mm”

Photographier le ciel nocturne en été avec plein d’étoiles fixes dans le firmament, c’est assez facile. On doit prendre en compte le fait que si l’on augmente beaucoup la durée d’exposition, les étoiles ne se verront plus comme des points lumineux mais comme des sillages, de petites rayures et perdront cet aspect enchanteur de ciel étoilé.

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Pour connaître la durée d’exposition maximale que l’on peut appliquer à la prise, on peut appliquer la fameuse règle du 500, qui, si elle n’est pas totalement fiable, constitue un bon point de départ.

La régle du 500 consiste à diviser ce nombre (500) par la focale de votre objectif (mais convertie au 35 mm).

Par exemple, mon appareil Canon 6D dispose d’un capteur Full Frame et d’un objectif Samyang 14 mm f/2.8. Je fais le calcul suivant :

500/14 = 35,7

En d’autres termes, si l’exposition dure plus de 35 secondes, les étoiles n’apparaîtront plus sous la forme de points mais bien de lignes.

Un autre exemple : mon Samsung NX30 comporte un capteur APS-C avec un facteur de réduction d’1,6x avec l’objectif Samsung 30 mm f/2. Je fais le calcul suivant :

500/(30×1,6) = 10,4

Sur cette photo, j’ai dû exposer plus de 180 s pour obtenir quelques détails des rochers, du fait d’un ISO faible réduit à 200. En fin de compte, les étoiles apparaissent comme des traits et comme je ne me suis pas risqué à élever l’ISO, je n’ai pas pû capturer autant d’étoiles qu’espéré (ce à quoi il faut ajouter la pollution lumineuse des villages côtiers)

Voyez la différence puisque désormais, je ne peux exposer que 10 secondes environ pour que les étoiles apparaissent sous la forme de petits points.

Tous ces calculs, on l’a dit, sont approximatifs. Parce qu’au fur et à mesure que les étoiles s’éloignent de l’axe de rotation terrestre (dans l’hémisphère nord, on a l’étoile polaire qui correspond plus ou moins), les points s’étireront peu à peu pour devenir de petites lignes.

Obtenir une bonne exposition des étoiles

Une fois la durée d’exposition maximale bien définie, je vais expliquer une méthode simple pour vérifier l’exposition pour un paysage avec le ciel étoilé.

La première chose que je fais, c’est d’utiliser l’ouverture maximale autorisée par l’objectif de mon appareil photo, pour essayer de capter le plus grand nombre d’étoiles. Attention : n’allez pas croire qu’en augmentant la durée d’exposition, vous capturerez plus d’étoiles. Vous les verrez plus brillantes, tout au plus.

Après plusieurs essais, j’ai pu régler la valeur ISO maximale utilisable, pour une durée d’exposition qui me permette de capturer les étoiles et l’entrée du Dolmen de Soto de Trigueros. Le reste est affaire de post-production

Une fois déterminée l’ouverture, je programme l’ISO la plus élevée que me permet l’appareil photo (pas celle que l’on définissait précédemment comme étant l’ISO maximale utilisable mais bien la plus grande possible).

Et enfin, je choisis une durée d’exposition d’1 seconde.

Je fais un premier déclenchement-test et j’observe l’exposition obtenue. J’ai alors trois possibilités :

  1. Il y a trop de lumière, alors je baisse l’ISO à la moitié
  2. Il manque de la lumière, alors je double le temps d’exposition

Jusqu’à ce que j’obtienne l’exposition qui m’intéresse (l’histogramme est ici aussi un allié).

3. Est-ce que j’ai obtenu l’exposition que je souhaitais ? Le paysage est-il plus ou moins éclairé, tout comme les étoiles ? Alors maintenant, il s’agit d’appliquer la fameuse loi de réciprocité jusqu’à laisser l’ISO à un minimum acceptable, pour une durée d’exposition qui n’excédera pas ce que l’on a calculé au moyen de la règle du 500 appliquée au début.

Panoramique verticale de trois images à 30 s f/2.8 et ISO 3200

Si vous n’obtenez pas une lumière optimale entre le ciel et le paysage, essayez peut-être d’utiliser un éclairage artificiel et de peindre avec la lumière. Ce n’est pas compliqué mais c’est là un autre sujet d’article…

Sur cette photo, la durée d’exposition a été réduite de plus de moitié. J’élève un peu l’ISO et j’éclaire un peu les rochers à l’aide d’une lampe-torche mais juste un bref instant, suffisamment pour obtenir quelques détails et faire en sorte que les étoiles qui, bien qu’elle apparaissent comme des traits, n’aient plus cette apparence aussi marquée

Sillages d’étoiles (circumpolaires)

Photographier le ciel nocturne en été, cela revient bien souvent à capturer le sillage des étoiles, ce qu’on appelle la photo circumpolaire. L’idée consiste à photographier les traces laissées par les étoiles, du fait de la rotation de la Terre. On va essayer d’expliquer cela simplement :

La Terre tourne, les étoiles sont plus ou moins fixes dans le ciel. Si l’observateur terrestre laisse son appareil photo capturer la scène le temps suffisant, tout ce qui est en dehors de la Terre semblera se déplacer pour former un arc plus ou moins grand selon que l’on s’éloigne ou se rapproche de l’axe de rotation de la Terre.

On l’a dit, dans l’hémisphère nord, c’est plus facile parce que l’axe de rotation de la Terre correspond à peu près à la position actuelle de l’étoile polaire.

J’aime à rappeler qu’il faut faire des essais chez soi, depuis son jardin, avant d’entreprendre une marche nocturne. Et les tests sont parfois plutôt concluants, avec ici 30 expositions à 120 s

Par conséquent, si vous visez l’étoile du nord et que vous laissez l’obturateur de votre appareil photo un temps suffisamment long, vous observerez que ces traces que vous tentiez d’éviter sur la scène précédente, vont former des cercles concentriques avec l’étoile polaire, d’où le nom de circumpolaire.

Ce sera exactement la même chose dans l’hémisphère sud, à la différence qu’on ne se servira pas de l’étoile polaire come repère mais d’un autre point du ciel qui corresponde.

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Obtenir une bonne exposition d’une circumpolaire

Pour obtenir des circumpolaires spectaculaires, vous devrez prolonger la durée d’exposition au-delà de 60 minutes et jusqu’à plusieurs heures.

Vous pouvez choisir entre deux manières de procéder : soit réaliser une capture pendant plus d’une heure soit diviser le temps d’exposition en parties plus courtes, puis assembler les photos facilement à l’aide d’un logiciel.

Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients mais je vous conseille d’opter pour la seconde car ainsi, vous éviterez l’apparition de bruit du fait de la surchauffe. Sans compter que si vous êtes suffisamment habile, vous pourrez observer le résultat de vos expositions au fur et à mesure, si bien que vous ne serez pas obligé d’attendre une heure pour voir le résultat. Les inconvénients, à l’inverse, résident dans le post-traitement numérique et le besoin de compter sur un intervallomètre dans son équipement, à défaut de l’avoir sur son appareil photo.

Cela m’a bien réussi avec mon équipement, de diviser l’exposition en plages de 120 secondes. Je calcule l’exposition telle que je l’aurais fait pour photographier les étoiles fixes, mais avec une durée d’ouverture de l’obturateur établie à 120 s.

Circumpolaire du Lancón. Environ 90 expositions à 120 s avec un Samyang 14 mm

J’effectue le premier déclenchement-test avec la durée, l’ouverture et l’ISO déjà déterminés, et j’analyse l’exposition en me servant de l’histogramme de l’appareil photo. Une fois que vous avez vérifié que le paysage et les étoiles présentent la luminosité que vous souhaitiez, programmez l’intervallomètre avec un nombre indéfini de déclenchements.

À l’inverse, si je compte réaliser une seule prise de plusieurs heures, les lumières environnantes peuvent finir par surexposer la scène et gâcher la capture. Soit un vrai temps perdu.

Post-traitement des images pour réussir la circumpolaire

On va utiliser Photoshop pour ce faire. On crée un document et on y met toutes les photos prises qui forment ainsi des masques.

Une fois toutes les photos formant des masques placées dans le document, on les sélectionne toutes et on les transforme en objet intelligent. Le traitement prendra un certain temps et finira par former un document avec un seul masque intelligent mais qui englobera vraiment toutes les images.

Une fois sélectionné ce masque intelligent, allez dans Menu > Masques > Objets intelligents > Méthodes de fusion > MAXIMALE. Cette option combinera tous les éléments de toutes les photos qui auront changé de position et qui présenteront un éclairage intense (autrement dit, le sillage des étoiles) et au bout d’un bref processus de calcul, toute la circumpolaire apparaîtra à l’écran, à partir de la somme de toutes les images prises.

Cette photo montre le début d’une circumpolaire qui a dû être interrompue à cause de soucis logistiques. Ce sont trois expositions de 120 s et entre la première et la seconde, il y a un intervalle de 20 secondes au moins. Vous pouvez observer ainsi l’espace vide qui reste entre les traces des étoiles

Le processus d’édition tardera plus ou moins longtemps, en fonction de la puissance de votre ordinateur et de la taille de vos images, mais rien de grave non plus puisque vous profiterez d’un certain contrôle dessus.

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Pluie d’étoiles ou d’étoiles filantes

La première chose à prendre en compte, c’est le fait de ne pas voir tomber le même nombre d’étoiles filantes d’un jour à l’autre, pas plus qu’elles n’empruntent toujours la même trajectoire. Alors pour photographier des étoiles filantes, le plus raisonnable consiste à repérer les dates du calendrier qui sont identifiés comme étant celles des pluies d’étoiles filantes. En été, on a ainsi les Perséïdes aux alentours du 10-15 août, dont les pics d’activité sont généralement relayés par les médias.

Il faut absolument s’éloigner d’un ciel avec une pollution lumineuse car autrement, les étoiles filantes seront à peine visibles, aussi bien configuré votre appareil photo soit-il. Vous devrez donc entreprendre une bonne balade pour vous éloigner le plus possible des noyaux urbains.

Tâchez également de connaître les différentes trajectoires suivies par ces pluies d’étoiles, bien souvent identifiées par les constellations auxquelles elles se rattachent, comme Persée qui donne son nom aux Perséïdes.

Une fois la constellation bien repérée à l’aide de Google Sky Maps, par exemple, ou d’une autre application similaire, vous pourrez orienter au mieux votre appareil photo. Pour moi, les photos de pluies d’étoiles les plus intéressantes sont celles où l’on voit dans le firmament plein d’étoiles fixes, avec ces lignes qui correspondent aux étoiles qui tombent dans l’atmosphère et qui laissent leur sillage si caractéristique.

Il est toujours intéressant d’inclure un élément terrestre dans le cadre sur ce type de photo pour ne pas perdre la perspective générale. Les étoiles apparaissent comme des traits très fins, parfois très peu visibles

Pour les photos qui accompagnent cet article, j’ai décidé de baisser la durée d’exposition à 10 s et à ISO 2000 et f/2.8, puisqu’il y avait beaucoup de lumière environnante. Dans d’autres occasions, si le ciel est plus sombre, il peut s’avérer judicieux d’augmenter le temps d’exposition (en tenant compte de la règle du 500) pour pouvoir avoir plusieurs étoiles filantes dans une seule et même capture.

Il faudra s’armer de patience si l’on veut déclencher l’appareil photo au fur et à mesure que tombent les étoiles mais on peut aussi utiliser son intervallomètre et programmer des déclenchements automatiques tous les intervalles X, en fonction de la durée d’exposition choisie. Ainsi, l’appareil photo prendra des photos en permanence de cette zone du firmament et pourra capturer une ou plusieurs étoiles filantes à la fois, avec un peu de chance… Ou aucune.

Lorsque beaucoup de temps passe entre deux étoiles filantes, il est impossible de capturer plusieurs sillages dans une seule image. On peut donc recourir à l’empilage d’images et créer sa propre composition sous Photoshop, à l’aide des masques et du pinceau fixe. Ici, on a bien des étoiles filantes mais provenant d’images superposées

Et pour vous inciter à sortir avec votre appareil photo, voici une petite vidéo de différentes circumpolaires au format time-lapse, soit une autre manière possible de photographier le ciel nocturne en été :

Maintenant, c’est à votre tour de décrocher les étoiles ! Et de nous faire part de vos réalisations ici ou sur les réseaux sociaux 🙂

Texte original (traduit de l’espagnol) et photos : Alberto Bouzón

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