Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II)

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II)

Dans notre premier post sur l’intéressant Gloxy Power Blade, on vous parlait de ses capacités techniques et de quelques unes de ses applications sur le terrain, comme la photographie nocturne et d’étoiles tellement prisée du monde de la photo. Mais passons directement à ce que vous aimez : les photos d’exemples concrets.

Gloxy Power Blade et le colosse sous la lune

Notre photo principale est un bon premier exemple d’une autre application de notre chère « épée lumineuse » pour tous ceux et toutes celles qui aiment éclairer des objets, véhicules, ruines qui peuvent être à l’air libre ou dans un intérieur contrôlé. Comme je vous l’expliquais dans le post précédent, je ne suis pas très fan de l’abondance de couleurs et de lumières. Je préfère la nature aux inventions de l’homme mais de temps en temps, cela ne fait pas de mal 😉 La photo de cette gigantesque machine a été prise à Castillo de Cártama (Malaga) après avoir obtenu l’autorisation d’accéder aux installations.

En utilisant la pleine lune comme lumière de remplissage de tout l’environnement, on a placé le Power Blade à puissance moyenne sur le côté de la machine sans projeter la lumière directe mais bien d’une forme oblique pour esquisser des volumes. Compte tenu de la température fraîche de la nuit (et de l’atmosphère), on a installé le filtre de correction de couleur sur le Gloxy Power Blade. De cette manière, on a combiné les deux températures en équilibrant l’ensemble qui serait autrement excessivement bleuté et donc à corriger a posteriori sur l’ordinateur.

Gloxy Power Blade avec télécommande
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Gloxy Power Blade avec télécommande
  • Éclairage continu, sans clignotements
  • Idéal pour les séances extérieures et les portraits
  • Jusqu'à 10 h de fonctionnement
  • Chargeur maison et voiture inclus
  • Fonctionne comme lumière d'appoint ou lightpainting
  • Remplace l'utilisation de spots ou de flashs lourds : un studio dans votre sac à dos

On obtient ainsi directement sur la composition la photo presque terminée, ne manquent plus que quelques réglages en phase d’édition et pas grand-chose de plus. L’autre touche de lumière sur le véhicule, à l’arrière, a été produite à l’aide d’un flash Gloxy GX-F990 sans aucun filtre ni diffuseur. Il y a eu à peine un scintillement nu rebondi à 1/16 de puissance, où le verre tinté de l’énorme pelleteuse à donné une tonalité verdâtre très jolie, et dans les tons bas, la propre lumière blanche des 5600ºK qu’émettent ces unités manuelles. Le flash a été déclenché manuellement car plusieurs personnes étaient présentes pour nous apporter leur aide. Cela dit, on peut aussi utiliser les déclencheurs Gloxy GX-625N et les placer sur des trépieds ou des monopodes studio pour fixer notre unité si l’on se trouve seul ou bien si la distance est trop importante, pour ne pas avoir à courir pendant l’exposition.

Gloxy GX-F1000 Flash TTL HSS Sans Fil Maître et Esclave
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Gloxy GX-F1000 Flash TTL HSS Sans Fil Maître et Esclave
  • Compatible avec les appareils Nikon et Canon
  • Nombre-guide 58 (à ISO 100, 180 mm)
  • HSS : synchronisation à haute vitesse 1/8000s
  • Système de radiofréquence 2.4G
  • Flash maître sans fil TTL, esclave et stroboscopique
  • Conçu pour réaliser des déclenchements en rafale
  • Synchronisation du second rideau
  • EN CADEAU : 20 gels couleur, étui, support et diffuseur 

La photo a été prise avec un Nikon D610 (l’une de mes dernières photos avec un reflex) et un Samyang 14mm f2.8 sur un trépied Vanguard Alta Pro 253CT à rotule BBH-100. Le cadre a eté fait sur une perspective presque en diagonale, en profil bas pour faire ressortir l’imposante silhouette de la machine. Les données de la prise sont les suivantes : mode manuel, mesure ponctuelle, 3100ºK, ISO 400, f5.6 (hyperfocale) et 20″ d’exposition. J’ai utilisé un déclencheur à distance Gloxy MET pour éviter de toucher à l’appareil photo. Le résultat est très satisfaisant : on peut voir le véhicule dans la carrière avec la pleine lune bien haut dans le ciel étoilé, dont les tons bleutés contrastent avec les nuances chaudes de notre éclairage. Quelques réglages au niveau du contraste, des ombres et des éclairages lors de l’édition, ont suffi pour achever la prise.

Plus de nature nocturne alliée à la puissance du Power Blade

On n’abandonne pas la nuit et on met le cap sur la jolie zone de Cap de Creus, Gérone, Espagne.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Cap de Creus, Girona

On peut observer ici la grande puissance du Power Blade, capable d’éclairer à lui seul un énorme rocher dans le magnifique paysage de la région de Gérone. On profite à nouveau de la pleine lune, des étoiles et du ton bleu pour composer un double paysage. On a placé un assistant face au grand rocher, de dos à l’autre rocher pour qu’il n’apparaisse pas à l’image, pendant qu’il tient le Power Blade.

Télécommande intervallomètre sans fil Gloxy METi
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Télécommande intervallomètre sans fil Gloxy METi
  • Nouveau modèle sans fil à technologie infrarouge
  • Télécommande intervallomètre avec fonction multi-exposition
  • Fonctionne jusqu'à une distance approx. de 5 m sans câble
  • Idéale pour la photo nocturne, les expositions prolongées, etc.
  • Avertissements sonores, écran LED rétroéclairé et design ergonomique
  • Disponible pour Canon, Pentax, Nikon, Panasonic, Sony, Sigma, Olympus, Fujifilm, Samsung et dispositifs iOS

 

À noter que ce jour-là, la télécommande est restée à l’hôtel et qu’il a fallu activer le bouton ON/OFF directement sur l’accessoire, ce qui le rend plus lent, contrairement au bouton. Tenez compte de ces éléments, en particulier si vous comptez travailler seul/e.

Les données de cette composition sont les suivantes : Fujifilm X-T1 avec Samyang 8mm f2.8 sur trépied Vanguard 253CT et rotule BBH-100. Pour l’occasion, on a utilisé le déclencheur à distance Fujifilm RR90. Mode manuel, mesure ponctuelle, 3650ºK, ISO 1600, f5.6 (hyperfocale), 160″. Le Power Blade à puissance maximale et avec son filtre de correction de couleur. Brièvement réglé en Camera Raw. Le résultat est une composition au cadre énorme grâce au fish-eye où vont de pair les étoiles et le ciel bleu, le rocher bien éclairé dans des tons chauds et la zone verdâtre du reste de l’ensemble. Une seule source lumineuse a permis de nombreuses variantes pendant toute la nuit.

Télécommande intervallomètre sans fil Gloxy METi
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Télécommande intervallomètre sans fil Gloxy METi
  • Nouveau modèle sans fil à technologie infrarouge
  • Télécommande intervallomètre avec fonction multi-exposition
  • Fonctionne jusqu'à une distance approx. de 5 m sans câble
  • Idéale pour la photo nocturne, les expositions prolongées, etc.
  • Avertissements sonores, écran LED rétroéclairé et design ergonomique
  • Disponible pour Canon, Pentax, Nikon, Panasonic, Sony, Sigma, Olympus, Fujifilm, Samsung et dispositifs iOS

Utiliser le Gloxy Power Blade en mode strobist

On change de technique et on se demande comment ce serait de réaliser une séance avec quelqu’un qui pose, en utilisant le Power Blade en mode strobist. Dans le cadre enchanteur d’un coucher de soleil sur l’île de Fuenteventura (Îles Canaries, Espagne), dans le village de Corralejo pour être précis, on a placé notre modèle avec la non moins jolie Île de Lobos au fond à droite et la baie de Lanzarote à gauche. On a fixé le Power Blade sur le trépied de voyage Vanguard VEO 235AB, extrêmement utile, totalement déplié sur les rochers.

Bien entendu, on laissera la lumière dans le cadre, sans l’allumer, pour bien montrer comment elle fonctionne. Je procède à la lecture de mon exposition qui, en toute logique, a à voir avec la lumière de fond ambiante mais qui aura pour conséquence un modèle plus sombre car il n’y a aucune source de lumière directe sur elle. On prend cette lecture sans brûler le ciel ni « droitiser » l’histogramme en essayant d’atteindre les lumières hautes. La « droitisation » était très souvent utilisée car les appareils photo péchaient par conservatisme dans leurs prises de mesures. En réglant l’exposimètre à 0, on se rendait compte du fait que la photo s’avérait peu contrastée et qu’elle manquait d’information sur les lumières hautes. Une pratique de longue date. Avec l’arrivée des nouveaux capteurs et de leurs impressionnantes latitudes d’exposition, on a de moins en moins recours à la « droitisation » car on obtient désormais des fichiers d’emblée pleins d’information. Dans le cas des appareils photo sans miroir, c’est une grande satisfaction de voir en direct toute l’information de la prise en sachant d’entrée de jeu comment elle apparaîtra. Le résultat est le suivant, dans un JPG direct du RAW non reglé.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 1 sans éclairage

La lecture « conservatrice » que l’appareil photo a réalisée -et que j’ai forcée pour vous- donne un modèle et des rochers en pleine pénombre. Les clichés de ce test ont les mêmes paramètres : mode manuel, mesure ponctuelle, balance des blancs automatique (pour voir ce que faisait l’appareil tout seul, en l’occurence il affichait 6700ºK), nuance +2, ISO 400, f4 et 1/40s d’exposition. L’appareil photo utilisé est le nouveau Fujifilm X-Pro2 avec le Fujinon 14mm f.2.8 (équivalent à 21mm).

Gloxy Power Blade avec télécommande
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Gloxy Power Blade avec télécommande
  • Éclairage continu, sans clignotements
  • Idéal pour les séances extérieures et les portraits
  • Jusqu'à 10 h de fonctionnement
  • Chargeur maison et voiture inclus
  • Fonctionne comme lumière d'appoint ou lightpainting
  • Remplace l'utilisation de spots ou de flashs lourds : un studio dans votre sac à dos

Comme j’aime montrer les choses telles qu’elles sont, sans fard, voici les captures de ces photos en Camera Raw. À noter, enfin, qu’Adobe met sur son fameux environnement de développement le gris en fond pertinent.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 1 sans éclairage

Vous pouvez constater ce qu’indique un histogramme conservateur et un modèle et des rochers qui restent très sombres (sous-exposés) par rapport au fond du ciel crépusculaire. L’information s’agglutine sur des niveaux de noirs à gris. Il faudra donc procéder au développement en réhaussant les ombres et en jouant sur l’exposition, les éclairages et les blancs.

Peut-on sauver une photo comme celle-là, clairement sous-exposée et sans éclairage supplémentaire ? Observez la réponse dans la capture suivante du développement.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 1 sans éclairage éditée

Avec les logiciels actuels et leurs algorythmes améliorés, le saut est impressionnant lorsqu’on développe et récupère des photos au processus initial sans s’aider du Photoshop pur et dur. Il s’agit de la même photo qu’avant avec la source de lumière éteinte et le modèle et son environnement en ombre claire.

L’histogramme, qui est le graphique de la marge supérieure droite et qui est devenu l’outil essentiel du photographe moderne, a sensiblement varié suite aux réglages adéquats effectués. L’information occupe complètement le graphique de gauche à droite, autrement dit, des noirs jusqu’aux blancs. Sa répartition est plus homogène et notre modèle a émergé comme par magie.

Bien évidemment, le sujet n’est pas éclairé de manière si créative mais avec un ton un tant soit peu délavé, qui convient toutefois si ce que l’on cherche, c’est à avoir une photographie « décente ». Si on avait davantage ouvert l’exposition, la récupération serait moindre mais le résultat, lui, ne varierait pas autant, pris dans l’ensemble. On s’épargnerait un bruit gratuit. Tous ceux et toutes celles qui sont habitués à ces procédés se demanderont à juste titre : « mais qu’est-ce qu’on fait du bruit généré par le fait de réhausser autant les ombres ? » Eh bien on développe la photo et je réponds.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 1 sans éclairage éditée

Sur la prise éditée, on constate qu’on a bien sauvé les meubles. Les nouveaux appareils actuels sont capables de travailler avec des ISO de plus en plus élevés, ce qui produit beaucoup moins de bruit qu’avant. Aujourd’hui, on prend peur lorsqu’il s’agit d’utiliser des valeurs 1600, 3200 voire 6400 ISO sur des photos parfaitement valables avec un grand nombre de détails et peu de dégradations. En l’occurrence, les modèles Fujifilm que j’utilise pour mon travail depuis quelques années, produisent sur leurs fichiers un bruit qui imite les différents rendus de pellicule, où l’usage du noir et blanc est, à ce titre, une valeur ajoutée.

Cette tolérance aux capteurs s’étend lorsqu’il faut réhausser les ombres dans le développement avec les algorythmes dejà mentionnés, qui sont capables de récupérer beaucoup d’informations sans augmenter le bruit pour autant. Un elément qui nous faisait baisser les bras il y a encore quelques années. Voici un détail de la photo éditée.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Détail bruit prise 1

Il est très important d’exposer correctement et de savoir lire les sources de lumière pour enrichir nos photos et obtenir des fichiers pleins d’information

En prenant en compte les parties les plus compliquées, à savoir le manteau rouge, les rochers et le trépied sombre, avec la mise au point et le flou des deux plans, on observe le beau travail réalisé après avoir considérablement réhaussé l’information. En l’occurrence, bien qu’on ait utilisé une ISO 400 faible a priori, en forçant lors de l’édition, c’est comme si on avait multiplié paar trois cette valeur. Mais j’insiste sur le bon travail effectué par la machine quand il ne fallait pas « casser » le RAW. Il est très important d’exposer correctement et de savoir lire les sources lumineuses pour nourrir nos photos et obtenir des fichiers pleins d’information.

Voici maintenant la même image mais avec le Gloxy Power Blade allumé à bonne puissance. Les paramètres d’exposition restent les mêmes qu’avant.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 1 avec éclairage

On constate d’emblée que notre modèle est éclairé en bonne et dûe forme et qu’il se distingue du fond. Les couleurs de sa tenue sont plus vives et créativement parlant, la photo est plus propre. Elle dénote une touche professionnelle et rappelle une pose de cliché de mode, un book, de la publicité, etc.

L’environnement des rochers profite également de cette lumière, qui gagne des zones auparavant « plombées ». Comme les lectures de lumière donnaient des températures de couleur comprises entre 6300 et 6700ºK, j’ai décidé d’éliminer le filtre CTO du Power Blade et de laisser sa lumière du jour de 5600ºK pour compenser. Voyons la différence avec l’image précédente non éclairée sur l’histogramme.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 1 avec éclairage

Le changement important d’histogramme saute aux yeux, d’une prise à l’autre. Avec ces prises réalisées de manière consécutive avec les mêmes paramètres sur l’appareil photo, la seule chose qui a changé, c’est la température de couleur : de 6700ºK sans éclairage, elle est passée à 6300ºK avec éclairage (ce qui est complètement logique, je suis resté en mode automatique pour voir cette réponse).

On observe maintenant toute l’information étendue d’une extrémité à l’autre, où il est d’ailleurs logique de ne pas trouver de pics de type « montagnes » sur les lumières hautes. Le capteur de l’appareil photo réalise un gros travail en conservant les mêmes textures et tons dans le ciel que sur la prise précédente sans éclairage. Voyons maintenant la capture à éditer.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 1 avec éclairage éditée

Le travail d’édition est mineur sur cette photo. On régle à peine pour faire ressortir un peu plus de détails et de textures, tout en équilibrant la lumière. Il suffit de regarder un peu les différents paramètres de chaque menu pour constater que le RAW a besoin de moins de réglages.

Il est gratifiant de vérifier ce que l’on peut obtenir sur nos clichés avec de simples éléments mais en ayant les idées claires.

D’une photo à l’autre avec des paramètres identiques, on se rend compte du grand apport du Gloxy Power Blade qui, outre le fait d’éclairer notre modèle et d’obtenir un aspect plus sympa, remplit l’histogramme pour pallier son manque d’information. Voici comment apparaît la photo une fois ces quelques réglages effectués.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 1 avec éclairage éditée

Il est satisfaisant de voir ce que l’on peut obtenir sur nos images avec quelques simples éléments mais à condition d’avoir les idées bien claires. Et le bruit d’avant ? Voyons cela.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Détail bruit prise 1

Bien entendu, lorsqu’on expose de manière plus correcte sur cette prise et qu’on éclaire notre modèle, logiquement, le besoin de réhausser les ombres et l’exposition pour se tirer d’affaire est inexistant. La photo est plus contrastée car la lumière est plus dure au premier plan ; la mer et les rochers conservent leur texture, et le trépied comme le manteau dévoilent leur couleurs et leurs détails sans autant de perdition qu’avant. En l’occurrence, elle se comporte conformément à la valeur ISO retenue.

Laissons la soirée s’écouler un peu plus et plaçons notre modèle sur une autre scène.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 2 sans éclairage

Vous voyez quelque chose ? Sûrement pas grand-chose : à peine quelques couleurs à l’horizon, les points lumineux des lampadaires et une silhouette qu’on devine au premier plan. Pourtant, je peux vous assurer que le modèle est bien présent et « l’épée lumineuse » aussi. Voyons la capture du RAW.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 2 sans éclairage

Vous ne voyez toujours rien, j’imagine, en ce qui concerne la prise mais la lecture de l’histogramme vous donne déjà quelques pistes sur l’emplacement de l’information, n’est-ce pas ? Elle est toute aplatie à gauche du graphique (noirs plombés), même si une ligne minimale atteint les blancs. Comme pour l’exemple précédent, j’ai utilisé les mêmes paramètres pour voir les différences entre les prises. Et le même équipement aussi : Fujifilm X-Pro 2 avec Fujinon f2.8 (équivalent à un 21mm).

Clampod Takeway T1
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Clampod Takeway T1
  • Clampod : mini-trépied articulable tout-terrain
  • Excellent appui et grande résistance : il supporte 40kg
  • S'accroche fermement à toutes les surfaces
  • Idéal pour les sports extrêmes et les vidéos en mouvement
  • Utilisez-le avec les appareils reflex, compacts et smartphones
  • Adaptateurs optionnels pour Tablettes et GoPro
  • "Selfies" et enregistrements en tout temps et en tout lieu

Les données de l’exposition allaient à nouveau être destinées à la conservation des lumières et textures de l’horizon mais je dois reconnaître que je les ai laissées un peu plus sous-exposées parce que la photographie strobist de ce type s’améliore beaucoup lorsqu’il y a plus de contraste. Je voulais vous montrer son effet de façon plus explicite. Mode manuel, mesure ponctuelle, balance des blancs en automatique qui ont donné 3700ºK, ISO 800, f4 et 1/40s d’exposition. Editons maintenant cette image avec le Power Blade éteint.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 2 sans éclairage éditée

La magie opère à nouveau ! Pour cette prise, le truc est beaucoup plus agressif et on le voit à des kilomètres à la ronde. Tout l’histogramme s’est déplié alors qu’il était plus tassé que dans une boîte de sardines. Il faut noter que l’image n’apparaît pas comme une belle photo mais qu’elle rappelle davantage celles qu’on prend avec son téléphone portable.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 2 sans éclairage éditée

Des couleurs « cassées », un bruit élevé, des lumières laides, des grains de peau horribles, sans parler de l’endroit choisi pour ces exemples. Le point positif, c’est de voir accroché comme Spiderman le Power Blade à un vieux panneau de circulation tout rouillé grâce au Takeway Clampod T1. J’aurais pu encore utiliser le trépied mais j’ai finalement choisi le Clampod pour montrer une variante et jouer avec les éléments dont on dispose. Là encore, on va examiner le bruit…

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Détail bruit prise 2

Ce n’est plus du grain qu’on voit sur la photo mais des constellations. Et parler de « bruit », c’est peu dire, tant les pixels se remarquent. On a choisi ce morceau de l’image à 100% avec des tons bleus, ocres, noirs et argentés pour pouvoir observer sa forme organique. La perte de détail est très évidente. Je vous expliquais avant que les appareils photo Fujifilm possèdent un rendu spécial et se démarquent des autres bruits vraiments moches. C’est le résultat d’une information réhaussée là où il n’y en avait pas.

Cette même photo passée au noir et blanc gagne beaucoup, croyez-moi. Si j’avais choisi 12.800 ISO directement, la norme du fabricant pour la  X-Pro2, cela ne m’aurait pas donné autant de bruit comme cette prise que j’ai exposée de manière incorrecte exprès et qui a dû être « sauvée » par l’édition numérique.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 2 avec éclairage

On peut prendre la photo de son choix n’importe où

On allume maintenant le Power Blade en conservant les paramètres mentionnés et la photo prend à nouveau une autre forme. D’un coup, émerge quelque chose d’élégant en face de nous, là où auparavant, on ne voyait rien mis à part l’horizon. Derrière le modèle, c’est là où le soleil a disparu. Ceux qui suivent mes ateliers le savent bien : j’aime réaliser une séance aux endroits les plus inattendus pour démontrer qu’on peut prendre la photo de son choix n’importe où.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 2 avec éclairage

L’histogramme a reçu une bonne poussée grâce à l’éclairage du Power Blade, sans besoin de l’édition agressive d’avant. Les deux seuls paramètres qui ont varié du fait du maintien du mode automatique sont la balance des blancs, qui passe de 3700 à 4000ºK et la nuance, qui varie de +6 à +11. Vous avez saisi l’essence de ce jeu de couleurs lorsqu’on change la lumière ? Dans mes séances professionnelles, je précise que j’utilise une charte de couleurs pour bien les séparer.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Capture prise 1 avec éclairage éditée

On opère queleques brefs réglages en replaçant l’information et voilà la prise complètement terminée.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 2 avec éclairage éditée

On a du mal à croire qu’il s’agit du même endroit que la première photo sans éclairage. Voyons ce que nous dit le bruit et s’il y encore du grain.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Détail bruit prise 2

C’est clair, « l’explosion » de pixels d’avant allait forcément disparaître sur une photo où il n’a pas été nécessaire de réhausser les lumières de manière artificielle, en cela aidés par un bon éclairage. Vous avez bien compris cet aspect du bruit ? Pensez, par exemple, à la nécessité d’un fichier de qualité, sans dégradation, pour une bonne impression photo. Une autre manière de masquer le bruit est de le conserver dans les noirs et les ombres sans toucher à ces derniers.

 

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Prise 2 édition finale

La composition finale, où le Power Blade n’apparaît pas cette fois-ci, sert à nous concentrer sur le modèle. Sur une tôle rouillée, au bout d’une rue sur un terrain vague, autant de lieux pour improviser une séance. Ou bien comme dans le cas précédent, un simple plan d’eau et ses rochers. On garde les mêmes paramètres et on édite de la même manière.

En guise de conclusion photographique, cette jolie prise faite à Wikro (Ethiopie) de ma chère petite Danait et de ses copines du quartier juste avant de prendre congé.

Gloxy Power Blade, la force de la lumière voyageuse (II). Danait et ses copines

Si l’on expose à peu près correctement, même si l’ISO est élevé, le bruit demeure masqué sans pour autant gâcher la photo

Avec le Fujifilm X-T1 et le Fujinon 18-55mm f2.8-4, on a composé cette scène en pleine rue en profitant des derniers rayons du soleil et des jolies couleurs de la fin de journée. Voici une preuve selon laquelle si l’on expose à peu près correctement, même si l’ISO est élevé, le bruit demeure masqué sans pour autant gâcher la photo. ISO 5000, f2.8, 1/10s, WB 3800ºK, manuel, mesure ponctuelle et à main levée. Il faut bien rappeler la grande aide que suppose le fait de voir l’information en direct et en temps réel de l’histogramme sur ces machines actuelles. Seulement éditée en Camera Raw. Et légèrement éclairée, au Power Blade, cela va sans dire.

Trépied professionnel
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Trépied Professionnel Gloxy GX-T6662A Plus
  • Il peut s'étendre jusqu'à une hauteur de 1626 mm
  • Une incroyable capacité de charge de 10kg
  • Pieds à 4 segments et clapets
  • Rotule avec plateau rapide
  • Niveau à bulle intégré dans la rotule
  • Nouveauté : crochet sur la colonne centrale 
  • Pieds avec pointes métalliques et embouts en caoutchouc
  • Pas de vis universels d'1/4" et adaptateur 3/8"
Visit Trépied professionnel

Conclusions

Le Gloxy Power Blade est une source d’éclairage magnifique mais gardons à l’esprit que ce n’est pas un flash dont l’éclat peut congeler des mouvements très brusques. Prenez en compte ce détail pour programmer vos vitesses d’obturation.

Jouer avec la lumière pour créer des volumes, dessiner, faire ressortir ou insinuer. Eclairer pour éclairer, c’est une erreur qui peut gâcher un beau cliché si on a la main lourde. Rappelez-vous que tout ce qui n’est pas éclairé, c’est aussi important que ce qui est éclairé.

Sur ces deux longs posts que l’on vous a proposés, le pouvoir « voyageur » et tout terrain du Gloxy Power Blade ne fait aucun doute. Les seules limites proviennent souvent de soi-même car des photos originales peuvent être prises, avec un tant soit peu de créativité, de capacité d’observation de ce qui nous entoure et de patience. Alors, bonne chance !

 

Gloxy Power Blade avec télécommande
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Gloxy Power Blade avec télécommande
  • Éclairage continu, sans clignotements
  • Idéal pour les séances extérieures et les portraits
  • Jusqu'à 10 h de fonctionnement
  • Chargeur maison et voiture inclus
  • Fonctionne comme lumière d'appoint ou lightpainting
  • Remplace l'utilisation de spots ou de flashs lourds : un studio dans votre sac à dos

Texte et photos : © José Luis Valdivia

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Écrit par Sebastien Rampon

Originaire de région parisienne, je me suis familiarisé avec la photographie au cours des nombreux voyages et reportages effectués au cours de ma vie. Egalement cinéphile, j'aime par-dessus tout échanger et transmettre aux autres ma passion pour l'image.

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